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Bien-être |
| Les économistes ont depuis longtemps souligné les limites de la comparaison des niveaux de vie par le PIB par habitant et le débat a rebondi à l’occasion de la publication du rapport Stiglitz en 2009. Le CEPII a proposé en 2006 un indicateur qui intègre, en termes d’équivalents revenus, certaines données sociales telles que le temps de loisir, la précarité liée au chômage, la longévité et la taille des ménages ; par ailleurs l’aversion pour les inégalités, l’épuisement des ressources naturelles, la dégradation de l’environnement et la consommation de capital fixe sont inclus dans notre indicateur. Ces calculs, réalisés pour l’année 2009, portent sur trente quatre pays, dont une dizaine de grands pays émergents. Ils font apparaître d’importantes corrections. La plus importante est celle qui est liée à la taille des familles qui atteint en moyenne 62% du revenu national brut. Cette correction est positive car elle correspond à la compensation requise pour maintenir le niveau de vie des membres des foyers s’ils devaient vivre seuls. L’ensemble des autres corrections a un impact négatif moyen de 52%, dont la moitié correspond à la prise en compte des inégalités. Impact négatif car la référence du calcul de l’indicateur est le plus souvent la situation la plus favorable, l’espérance de vie la plus élevée dans le monde par exemple.
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