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NATIONALISME ECONOMIQUE : LE RETOUR ? Colloque

IFRI

   
30 septembre 2009
L’accélération de la mondialisation et sa crise actuelle suggèrent qu’un monde nouveau est peut-être en train d’émerger, avec davantage d’intervention publique. On peut dès lors s’interroger sur la nature de l’engagement public et les risques d’un renouveau du nationalisme économique. Trois domaines seront couverts lors de cette réunion : le renouveau du protectionnisme, l’état stratège au service des intérêts nationaux et la dimension politique de la montée du nationalisme.

Présentations
   
    Allocation d'ouverture  
Anne-Marie Idrac
Secrétaire d’Etat en charge du Commerce extérieur
auprès de la ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi
 
LE RETOUR DU PROTECTIONNISME ET DES POLITIQUES NATIONALISTES  
La crise financière a provoqué un effondrement du commerce mondial au quatrième trimestre 2008 dont l’ampleur a surpris. Quelles en sont les causes : protectionnisme, fragmentation de la production, rôle des prix ou d’autres raisons ?
Les Etats interviennent massivement au secours de leurs banques et de leurs industries. Ces politiques sont cependant nationales et la tentation est grande pour chaque Etat de vouloir privilégier ses entreprises nationales au détriment des autres. Des exemples tels que le Buy American Act ne risquent-ils pas de se multiplier ?
 
Sous la présidence de Agnès Bénassy-Quéré CEPII  
Protectionnisme et commerce mondial Lionel Fontagné CEPII  
Le retour des stratégies non coopératives Jacques Mistral IFRI  
Discutant Dr. Henrik Enderlein Hertie School of Governance, Berlin  
L’ÉTAT STRATÈGE AU SERVICE DES INTERÊTS NATIONAUX  
Après une longue période de désengagement des Etats et la domination des politiques de la concurrence, on assiste à un retour en force de l’Etat au capital des entreprises en difficulté, notamment dans l’automobile. Est-ce aussi le signe d’un retour des politiques industrielles ? Les défis de la lutte contre le réchauffement climatique, la concurrence des grands pays émergents, la priorité donnée à l’innovation peuvent-elles servir de guide à l’action de l’Etat ? Quelles peuvent être les conséquences pour le marché unique européen ?
Les Pays émergents deviennent à travers leurs grandes entreprises et leurs fonds souverains des acteurs majeurs de l’économie mondiale et disposent de moyens financiers importants : la multiplication des prises de participation de la Chine dans les entreprises minières australiennes, le pétrole brésilien ou encore africain, et la montée en puissance de l’Inde, de la Russie et de la Chine dans les entreprises des secteurs en difficulté peuvent inquiéter, surtout si la réciprocité n’est pas acceptée (commandes publiques d’éoliennes ou de centrales nucléaires en Chine qui ne s’adressent qu’aux entreprises nationales).
 
Sous la présidence de Jacques Mistral IFRI  
L’Etat actionnaire nationaliste Jean-Hervé Lorenzi Cercle des économistes, Université Paris Dauphine, Cie financière Edmond de Rothschild  
La propriété des moyens de production Joël Ruet CNRS, LATTS
CERNA, Ecole des Mines
 
Discutant Jean-Louis Beffa Saint Gobain  
LA DIMENSION POLITIQUE DE LA MONTÉE DU NATIONALISME  
Les arguments libre-échangistes ont de plus en plus de mal à se faire entendre à mesure que le chômage augmente, et que des pans entiers de nos économies sont menacés ou que la concurrence s’accentue pour l’accès aux ressources naturelles. La montée simultanée des mouvements critiques à l’égard de la mondialisation est-elle durable et quelles pourraient en être les conséquences ?  
Sous la présidence de Françoise Crouigneau AJEF  
Approche politique Philippe Herzog Confrontations Europe  
Point de vue social Jean Kaspar J.K. consultant  
Discutant Dr. Henrik Enderlein Hertie School of Governance, Berlin  
       
    Conclusion et clôture  
  Michel Fouquin CEPII