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Le Club du CEPII, à l'initiative de Lionel Fontagné et
Michel Fouquin, inaugure un cycle de réunions sur le thème
des "Délocalisations". Huit sessions sont programmées,
au rythme d'une par mois, de septembre 2003 à mars 2004. Les délocalisations
suscitent de vives inquiétudes dans l'opinion publique française,
tandis que les professionnels s'interrogent sur l'opportunité d'accélérer
ce processus. Il est ainsi apparu utile d'apporter un éclairage
d'experts sur les enjeux, les opportunités et les risques liés
à ce phénomène.
Ce premier thème des délocalisations des activités
françaises vers le reste de l'Europe sera abordé, à
la fois, du point de vue des services et des biens manufacturés.
Côté services, Erick Muller développera une réflexion
sur l'évolution des places financières européennes,
les incitations et les limites à délocaliser certaines activités
de services financiers vers Londres. Alors que les réseaux permettent
de gérer les finances en dehors de toute préoccupation de
distance, il apparaît cependant que l'épargne des ménages
demeure attachée aux territoires nationaux limitant de ce fait
la délocalisation.
Côté biens manufacturés, Yann Lepape dressera un panorama
de l'ampleur des délocalisations de la production manufacturière
de la France vers les pays accédants. Il s'intéressera aux
questions de compétitivité, au fractionnement des processus
de fabrication sur le plan sectoriel et géographique, enfin à
l'impact de la demande locale sur ce processus de délocalisation.
Rodolphe Thomas, qui s'est engagé à l'Assemblée sur
ce thème en soulignant les pressions subies par de nombreuses entreprises
sous-traitantes de la part de leurs donneurs d'ordre pour les suivre dans
leur délocalisation vers les pays de l'élargissement, nous
fera part de ses réactions à l'issue des interventions avant
de donner la parole à la salle.
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