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En 2006,
les travaux du Groupe ont pris la forme de séminaires
et de «rendez-vous» organisés alternativement
tous les mois.
Les séminaires ont réuni un cercle restreint
d’une quinzaine de personnes (partenaires sociaux,
fédérations professionnelles, parlementaires,
etc.). Il s’agissait de confronter les expertises
afin d’identifier les points de débats
et les controverses, de comparer les réactions
et réponses de la France à celles d’autres
pays, et de mettre en perspective les analyses pour
nourrir les politiques publiques de la France replacée
dans son contexte européen. Ces séminaires
se sont articulés avec la tenue des « Rendez
vous de la mondialisation ». Ouverts à
un public plus large (journalistes, hommes politiques,
chercheurs, fédérations professionnelles,
etc.), ils ont pris la forme de conférences-débats
d’une durée d’une heure et demie.
De mars à décembre 2006, les travaux du
Groupe se sont focalisés sur quelques problématiques
à dominante économique autour desquelles
se cristallisaient le débat public : concurrence
des pays émergents, délocalisations, effets
de l’ouverture commerciale sur la distribution
des revenus, mondialisation et sécurité,
mondialisation et migrations internationales.
Mondialisation des échanges
: émergence et nouvelles formes de division inter-nationale
du travail (28 mars) Avec
: Lionel Fontagné (CEPII), « Les mouvements
de fond de la mondialisation commerciale » ; Deniz
Ünal-Kesenci (CEPII), « Les échanges
de services : nouvelle donne de la mondialisation commerciale
» ; et Anne Flipo (SESSI), « Les échanges
intragroupes au centre de la mondialisation ».
L’intensification du commerce international est,
avec l’accroissement de la mobilité des
capitaux, un vecteur majeur du processus de mondialisation.
Nourrie par la participation croissante des pays en
développement, la mondialisation commerciale
se structure autour de logiques qui échappent
à la complémentarité intersectorielle
traditionnelle entre Nord et Sud. L’internationalisation
des systèmes de production constitue un élément
moteur du commerce mondial et de la progression des
échanges intragroupes. Dans le domaine des services,
les échanges de services aux entreprises connaissent,
depuis une dizaine d’années, une progression
remarquable portée par la mondialisation des
flux financiers et les changements technologiques. Si
les évolutions des spécialisations donnent
l’impression que se dessine une division internationale
du travail mettant « hors jeu » les pays
du « Vieux continent », l’Europe pourrait
néanmoins conserver des avantages compétitifs
à condition de privilégier le positionnement
suivant : une spécialisation de niches sur le
haut de gamme de la haute technologie, une forte intégration
régionale, une position renforcée sur
les services abrités ou peu échangeables
à fort contenu en emplois et, dans l’hypothèse
d’un rattrapage des émergents en termes
de niveau de vie, le développement des échanges
intra branche. Toutefois, à court terme, cette
stratégie ne permettra pas d’éviter
les coûts d’ajustement liés aux restructurations
dans les secteurs en déclin ?
La face cachée des échanges
: comment rendre compte effectivement des récents
bouleversements des échanges commerciaux ? (2
mai ) Avec Daniel
Cohen, professeur de sciences économiques à
l’École normale supérieure de Paris,
animateur Dominique Seux, rédacteur en chef du
quotidien Les Échos.
Basée sur une mesure des échanges essentiellement
fondée sur les échanges de biens, la théorie
usuelle du commerce international, à travers
ses différentes évolutions, fait du développement
des échanges des biens et services entre pays
et zones géographiques un instrument fondamental
de la progression du bien-être des différentes
parties du monde. Cette vision est aujourd’hui
contestée de deux manières. Une contestation
porte sur la mesure des nouvelles formes d’échanges.
Le développement des échanges de services,
de nature plus immatérielle et le développement
des échanges intra-firmes entraînent des
interrogations sur la capacité des instruments
usuels de la balance des paiements à rendre compte
des déterminants et des effets de ces nouvelles
formes d’échanges. Une autre voie de contestation
porte sur le mode d’insertion dans la division
internationale du travail des émergents : les
nouveaux acteurs sur le marché mondial que sont
la Chine, l’Inde, le Brésil… ont
des caractéristiques propres à la fois
en termes de taille et de gamme de leur structure productive
qui suscitent des interrogations sur la capacité
des pays développés à conserver
des avantages comparatifs en propre. Pour Daniel Cohen,
la mondialisation est caractérisée par
un fait majeur : l’entrée brutale de la
Chine et de l’Inde dans le capitalisme mondial.
La mondialisation intervient alors que ce capitalisme
connaît d’autres transformations, avec les
innovations technologiques, la désindustrialisation,
la libéralisation financière. Ces transformations
font que la fragmentation internationale des processus
productifs peut être de plus en plus poussée,
ce qui permet aux entreprises d’exploiter les
avantages comparatifs offerts par chaque localisation.
Ce sont aujourd’hui les activités en amont
(conception du produit) et en aval (prescription du
produit) de la chaîne de production qui créent
le plus de valeur. La fabrication en elle-même
ne représente plus qu’une faible part du
prix des marchandises et c’est cette partie de
la chaîne de valeur qui est la plus soumise à
la concurrence des pays émergents. Les stratégies
suivies par les États-Unis et l’Europe
se traduisent par des positionnements très différents
sur cette chaîne de valeur. La désindustrialisation
est plus avancée aux États-Unis qu’en
Europe avec comme contrepartie une spécialisation
américaine plus marquée sur la production
de savoir (la conception) et un désengagement
des tâches de fabrication. L’Europe, de
son côté, présente un avantage comparatif
plus important sur les produits industriels que sur
les services. Même si la concurrence n’est
pas frontale avec les pays émergents grâce
à un positionnement sur des biens haut de gamme
de haute technologie, l’Europe reste, selon lui,
davantage exposée à la concurrence que
ne le sont les États-Unis.
Mondialisation, stratégies
de localisation des entreprises et impacts sur l’emploi
(16 mai) Avec : Xavier
Lacoste et Pierre-André Imbert (Altedia), «
Déterminants microéconomiques et sociaux
des délocalisations récentes et à
venir » ; Alexander Hijzen (Centre for Research
on Globalisation and Economic Policy de la School of
Economics, université de Nottingham), «
The Effects at Home of relocaTion Abroad – Evidence
from Matched French Firms » ; et Patrick Sillard
(INSEE), « Délocalisations et réductions
des effectifs dans l’industrie française
».
Les réponses aux impacts
territoriaux et sociaux de la mondialisation
(13 juin) Avec :
El Mouhoub Mouhoud (Centre d’analyse stratégique),
« Vulnérabilités des territoires
face à la mondialisation : quelles stratégies
pour l’État en direction des régions
? » ; Nicolas Jacquet (CCIP), « Les pôles
de compétitivité face à la mondialisation
» ; et Marcel Canoy (BEPA), «Le fonds d’ajustement
à la mondialisation».
La mondialisation de l’économie s’accompagne
d’un déplacement des zones de production
entre pays industrialisés, au sein de chaque
zone économique d’une part, et des pays
industrialisés vers les pays émergents
d’autre part. Dans certains cas, c’est la
production destinée aux marchés extérieurs
qui quitte le territoire national pour s’implanter
plus près des zones de débouchés.
Dans d’autres, c’est la production destinée
au marché national qui est transférée
à l’étranger avant d’être
réimportée. Ces mouvements sont désignés
sous le vocable commode et inquiétant de «
délocalisations ». La diversité
du phénomène explique la difficulté
d’en apprécier l’ampleur et d’en
mesurer l’impact en termes d’emploi, d’autant
plus qu’il est inégalement réparti
selon les secteurs économiques, les catégories
de travailleurs et les territoires. Au total, le bilan
global coût/avantage de l’ouverture internationale
des marchés reste sans doute positif pour notre
pays, mais au prix d’ajustements sectoriels et
territoriaux que les politiques publiques peinent encore
à accompagner. Pour dépasser les difficultés
rencontrées, plusieurs pistes peuvent être
suggérées : 1 / accompagner la polarisation
des activités engendrée par la mondialisation
en concentrant les moyens de la politique industrielle
et d’innovation technologique sur quelques grands
pôles de compétitivité capables
de constituer les masses critiques nécessaires
pour jouer dans la concurrence mondiale ; 2 / coupler
l’action publique en appui aux territoires en
difficultés avec une politique encourageant la
mobilité des ménages ; 3 / dépasser
la logique essentiellement curative du Fonds européen
d’ajustement à la mondialisation (FAM),
proposé en mars dernier par la Commission, en
améliorant le dispositif d’information
sur les restructurations et en faisant du FAM un outil
d’incitation à la responsabilité
sociale des entreprises en matière de traitement
des restructurations et des délocalisations.
La mondialisation détruit-elle
les emplois ? (27 juin) Avec
Suzanne Berger, professeur au Massachusetts Institute
of Technology, animateur François Weinz-Dumas,
syndicaliste et journaliste au quotidien Libération.
Suzanne Berger rapporte les conclusions de l’enquête
qu’elle a menée avec son équipe
du Massachusetts Institute of Technology sur la période
2000-2005 auprès de 500 entreprises d’Amérique
du Nord, d’Asie et d’Europe opérant
dans trois secteurs d’activités (automobile,
textile, habillement, électronique/informatique)
très exposés à la concurrence internationale.
Démentant le caractère inéluctable
prêté aux stratégies de délocalisation,
dont l’enquête atteste que le coût
réel est systématiquement sous-estimé,
Suzanne Berger montre, en revisitant le concept de division
internationale du travail et des processus productifs,
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que
les stratégies gagnantes à long terme
sont celles qui consistent à choisir en temps
utile de se spécialiser sur une « fonction
» en mobilisant, dans l’héritage
de l’entreprise, des ressources distinctives qui
vont lui permettre de se constituer un avantage compétitif.
Entre la « théorie de la convergence »
selon laquelle la mondialisation conduit nécessairement
à l’unification des marchés et celle
des « modèles des variétés
nationales » du capitalisme, elle montre comment
la mondialisation est le résultat de combinaisons
de choix opérées par les entreprises en
matière de modes d’organisation de la production.
Par une jolie métaphore, elle souligne que la
production est ainsi passée du modèle
de la maquette d’avion au modèle du jeu
de Lego. La mondialisation n’impose donc pas une
voie unique pour s’adapter pas plus qu’elle
ne condamne aucun secteur dans les économies
avancées. Pour être réactif, il
faut pouvoir maintenir des capacités excédentaires,
c’est-à-dire des ressources non directement
rentables, mais rapidement mobilisables dans des activités
connexes, de la recherche, de la formation continue,
etc. sachant qu’il n’y a jamais d’avantage
acquis. Mais, parce que la mondialisation des activités
ne se fait pas sans coûts (inégalement
supportés), les gouvernements ont un rôle
important à jouer dans la prise en charge des
coûts d’ajustement, le soutien à
la recherche, la création de nouvelles activités
et la formation de la main-d’œuvre. À
cet égard, Suzanne Berger se demande pourquoi
la France, en dépit de son potentiel de recherche,
ne parvient pas à créer des entreprises
et des emplois dans les secteurs d’avenir.
Mondialisation, inégalités
et redistribution interne (3 juillet) Avec
: Thierry Verdier (Paris-Jourdan Sciences économiques),
et Marcel Grignard (secrétaire nationale CFDT),
animateur Brice Couturier (France Culture).
Selon la théorie
du commerce international, l’ouverture commerciale
apporterait à chaque partenaire des gains en
termes de revenu et de bien-être, à condition
que chaque pays choisisse de se spécialiser dans
les activités pour lesquelles il détient
un avantage comparatif. Ce processus de spécialisation
entraîne des ajustements sectoriels et géographiques
à l’intérieur de chaque pays. Il
y a donc des perdants et des gagnants de l’ouverture
commerciale, et les écarts de revenus peuvent
s’accroître substantiellement. Certains
emplois disparaissent, les rémunérations
peuvent être revues à la baisse pour certaines
qualifications. Les perdants dans ce processus sont
logiquement les plus réservés face à
l’ouverture des marchés, sauf à
ce que les acteurs publics parviennent, par des mécanismes
de redistribution et d’accompagnement, à
prélever sur le surplus des gagnants de quoi
indemniser les perdants et les orienter vers d’autres
activités. À cet égard, la mise
en place d’un outil de redistribution efficace
pourrait se fonder sur deux principes simples : 1 /
indemniser les individus plutôt que les groupes
d’individus en ne fondant pas le système
d’indemnisation sur les grilles de qualification,
les catégories socioprofessionnelles, les secteurs
ou la localisation des individus ; 2 / indemniser sous
forme d’actifs (capital financier ou humain par
la formation) plutôt que de revenus. Parmi les
pistes évoquées, mentionnons la création
d’un fonds de pension abondé par des titres
entreprises « gagnantes » de la mondialisation,
et qui serait géré de manière tripartite,
ou encore le rachat, par des fonds publics, d’actifs
mobiliers ou immobiliers dévalorisés du
fait de la mondialisation (par exemple des logements
situés dans des zones sinistrées), à
un prix supérieur au prix du marché. En
France, où le système de formation est
très segmenté selon les branches professionnelles,
cela suppose de trouver un compromis entre portabilité
des droits et systèmes de convention collective.
Mondialisation et sécurité
(10 octobre) Avec
: Philippe Martin (professeur à l’université
de Paris-I ; CEPREMAP), « La mondialisation est-elle
un facteur de paix ? » ; Daniel Mirza (chargé
de conférences à l’université
de Rennes-1), « Terrorisme, sécurité
et importations américaines » ; Bruno Gruselle
(chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique),
« Le financement des réseaux de prolifération
», Nicole Gnesotto (directrice de l’Institut
d’études et de sécurité de
l’Union européenne), Martin Briens (directeur
adjoint du CAP) et Jean-Louis Fort (ancien président
du GAFI). La
mondialisation s’accompagne d’une montée
des questions de sécurité dans les préoccupations
des gouvernements et des opinions publiques. Le séminaire
aborde les interactions entre mondialisation économique
et sécurité à partir de trois constats
: les interdépendances économiques accrues
entre les nations n’ont pas entraîné
une diminution des conflits armés dans le monde
; la circulation de plus en plus dense et rapide des
biens, des capitaux, des personnes trouve ses limites
dans la nécessité de lutter contre les
risques terroristes ; l’accélération
des échanges commerciaux et financiers se double
de flux transfrontaliers illégaux qui nourrissent
les conflits.
La mondialisation économique est-elle un facteur
de paix ? (28 novembre) Avec
: Dominique Moïsi (conseiller spécial à
l’IFRI) et Thierry Mayer (professeur d’économie
à l’université de Paris-1, conseiller
scientifique au CEPII), débat animé par
Brice Couturier (France Culture). Selon
Montesquieu, « l’effet naturel du commerce
est de porter à la paix ». Cette vision
est reprise par les économistes libéraux
et elle a présidé à la construction
européenne. Pourtant, l’essor du commerce
international depuis plusieurs décennies n’a
pas réduit la fréquence des conflits armés
entre États. Ces conflits sont seulement devenus
plus localisés. La mondialisation économique
n’apparaît donc pas comme une garantie contre
la violence inter-étatique, d’autant que
la diffusion planétaire des technologies favorise
la prolifération d’armes nucléaires
et de destruction massive. Par ailleurs, de nouvelles
formes de violence ont surgi. Si le terrorisme est antérieur
à la mondialisation, il a pris avec elle des
formes spécifiques. L’ouverture des sociétés
et le développement des médias donnent
aux actes terroristes une visibilité et toute
la résonance que leurs auteurs recherchent. Les
liens d’interdépendance qui se densifient
entre les pays comme à l’intérieur
de chaque pays aggravent la vulnérabilité
des économies et démultiplient les conséquences
des actions terroristes.
Mondialisation et migrations internationales
(12 décembre) Avec
: Catherine Wihtol de Wenden (directrice de recherche
CNRS-CERI), « Les frontières de la mobilité
mondialisée » ; Gildas Simon (professeur
émérite, université de Poitiers,
laboratoire Migrinter), « Mondialisation et flux
migratoires » ; Sébastien Jean (économiste
senior à l’OCDE, chercheur associé
au CEPII), « Immigrations et marché du
travail dans les pays de l’OCDE », Yves
Chassard (chef du département « Travail,
emploi, formation », Centre d’analyse stratégique)
; Patrick Allard (conseiller, Centre d’analyse
et de prévision, ministère des Affaires
étrangères) ; Anne Epaulard (Direction
générale du Trésor et de la Politique
économique, ministère de l’Economie,
des Finances et de l’Industrie).
La mondialisation s’accompagne
d’une montée des questions de migrations
dans les préoccupations des gouvernements et
des opinions publiques. Qu’ils soient proches
ou lointains, libres ou contraints, temporaires ou définitifs,
ces mouvements humains sont au cœur des dynamiques
de nos sociétés et en modifient en profondeur
les équilibres. D’où l’intérêt
de prendre la mesure de ces phénomènes
et de réfléchir au rôle que peuvent
jouer les politiques publiques pour les réguler.
Le séminaire aborde les interactions entre mondialisation
et migrations à partir de trois constats : la
mondialisation des migrations conduit à questionner
les notions de « frontière », de
« droit à la mobilité » et
de « souveraineté de l’État
» ; les mouvements migratoires actuels ont certaines
spécificités, mais ils s’inscrivent
aussi dans le temps long et ont des points communs avec
les migrations enregistrées lors de la première
mondialisation ; l’impact de l’immigration
sur les marchés du travail est limité,
il ne persiste pas au-delà de quelques années,
et on note un déficit d’intégration
dans bon nombre de pays de l’OCDE.
Mondialisation
et mouvements des hommes : vers une mondialisation migratoire
? (16 janvier 2007) Avec
: Catherine Wihtol de Wenden (directrice de recherche
CNRS-CERI) et Sébastien Jean (économiste
senior à l’OCDE, chercheur associé
au CEPII), débat animé par Brice Couturier,
France Culture.
La mondialisation s’accompagne d’une montée
des questions de migrations dans les préoccupations
des gouvernements et des opinions publiques. Qu’ils
soient proches ou lointains, libres ou contraints, temporaires
ou définitifs, ces mouvements humains sont au
cœur des dynamiques de nos sociétés.
On comptait 75 millions de migrants dans le monde en
1965, 155 millions en 1990, et 190 millions en 2005
d’après les Nations unies. Derrière
ces chiffres se cachent des trajectoires très
variées : migration d’établissement,
migration de travail, migration familiale, mobilité
étudiante, réfugiés et demandeurs
d’asile, migrants illégaux. Cette mondialisation
migratoire est le fruit de plusieurs facteurs : développement
des médias qui donnent à voir un eldorado
occidental, urbanisation rapide des pays de départ,
généralisation des passeports, persistance
de zones de fractures politiques et sociales, etc. Une
étude récente montre que l’impact
de l’immigration sur les marchés du travail
des pays de l’OCDE est limité, et que cet
impact ne persiste pas au-delà de quelques années.
De plus, on note un déficit d’intégration
dans bon nombre des pays étudiés.
Les analyses présentées
ont fait l’objet de documents de synthèse
dans Les
Dossiers de la mondialisation. |
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