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Interviews |
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Michel Aglietta
A l'occasion de la parution de Désordres dans le capitalisme mondial
Odile Jacob,
2007 |
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Question 1 :
Michel Aglietta, vous venez d’écrire un livre avec Laurent Berrebi qui s’intitule Désordres dans le capitalisme mondial dans lequel vous développez un aspect majeur qu’on retrouve dans tous vos ouvrages, l’idée que le capitalisme est multiforme, qu’il varie à la fois dans le temps et dans l’espace. Ainsi la crise asiatique de 1997 apparaît selon vous comme déterminante pour comprendre le nouveau visage du capitalisme aujourd’hui.
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Pour approfondir :
Joseph Stiglitz, La grande désillusion, Fayard, 2002. |
Question 2 :
Une deuxième composante de la mondialisation remodèle entièrement le capitalisme contemporain, au sein des pays développés, la valeur actionnariale. Il semble qu’elle inverse le rapport des trente glorieuses, quand la finance était au service de l’économie.
Vidéo Les grandes lignes de force qui font apparaître la valeur actionnariale dans les années 1970 et 1980
Vidéo L’Economic Value Added et les applications paradoxales de la valeur actionnariale.
Pour approfondir :
Jean Peyrelevade, Le capitalisme total, coll. La république des idées, Le Seuil, 2005. |
Question 3 :
L’intégration de l’Inde et de la Chine dans l’économie mondiale modifie considérablement tant le commerce que le marché mondial du travail. Les clients ont un pouvoir de négociation sur les entreprises et les entreprises ont le pouvoir de répercuter cela sur les salariés. La conjonction de ces deux phénomènes provoque le passage, comme vous le montrez dans votre livre, « d’un cycle inflationniste monétaire à un cycle déflationniste réel ». Ce changement est la source d’une grande confusion dans l’évaluation des marchés, propice à l’essor d’une bulle suivie d’un krach.
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Pour approfondir :
Gregory Chow, China’s Economic Transformation, Blackwell, 2002. |
Question 4 :
Si l’économie mondiale est plus interdépendante, les gouvernements devraient en prendre conscience et coopérer pour prendre en charge des biens publics mondiaux tels que la stabilité financière ou le changement de moteur de la croissance mondiale pour faciliter l’ajustement américain. C’est certes le scénario qui serait le plus favorable à une résorption des déséquilibres.
Dès lors les évolutions des différents types de capitalisme peuvent-elles se combiner dans une croissance mondiale soutenable alors que leur interaction entraîne des dangereuses dérives financières ?
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Pour approfondir :
John Eatwell et Lance Taylor, Global Finance at Risk, The New Press, New York, 2000. |
Question 5 :
Et ce dialogue de sourds que vous décrivez est d’autant plus préoccupant qu’on peut penser que l’ajustement à venir des grands déséquilibres mondiaux se fera par des marchés de devises, qui oblige au fond à oublier le caractère éminemment social et politique de la monnaie.
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Pour approfondir :
Anton Brender et Florence Pisani, Les déséquilibres financiers internationaux, coll. Repères, La Découverte, 2007. |
Question 6 :
Quel rôle pourrait alors jouer le FMI dans l’évaluation des risques systémiques ?
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Pour approfondir :
Michel Aglietta, Le FMI, de l’ordre financier aux désordres monétaires, Economica, 2000. |
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Thomas Brand |
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