| L’intérêt
des grands pays industrialisés pour le développement de l’Afrique
ne date pas du sommet du G8 de 2005. Depuis plusieurs années, une expérience
unique est en cours, avec le Nouveau Partenariat pour le Développement
de l’Afrique (NEPAD) qui associe les pays africains et l’ensemble
des pays de l’OCDE. En dépit des inerties, des retards, des insuffisances
que la mise en œuvre de la démarche révèle, une volonté
politique s’est incontestablement faite jour avec la prise de conscience
d’une responsabilité collective dans la résolution d’un
problème systémique mondial. Les orientations décidées
à Gleeneagle vont dans le bon sens : doublement de l’aide publique
au développement, efforts des grandes puissances pour éliminer les
aides à leurs exportations et productions agricoles. Mais le NEPAD entend
aller au delà car le problème africain ne se résume pas à
une simple question d’argent : promouvoir la paix et la sécurité,
la démocratie et la bonne gouvernance, sont à la base du développement
du continent. Ces avancées sont en effet les conditions d’un dépense
efficace et de l’essor des investissements privés, domestiques ou
étrangers, dont l’apport est au moins aussi stratégique que
les fonds publics. Où en est la démarche du NEPAD ? Les bons chiffres
de croissance enregistrés par l’Afrique en 2005 sont-ils le signe
du début d’un processus décisif d’amélioration
? Comment réaliser les promesses du G8 et en assurer l’efficacité
? Tels seront les principaux points discutés lors de la séance du
4 novembre.
Après une introduction de Jean-Pierre Patat, Michel Camdessus traitera
des progrès réalisés en termes d’aide publique au développement,
d’accords commerciaux et de refinancement de la dette. Ensuite, Gilles Dufrénot
fera un bilan des avancées du NEPAD dans les pays de l’UEMOA et,
Hakim Ben Hammouda donnera son point de vue à la lumière de son
expertise et de son expérience sur le terrain.
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