Rituellement, au Nouvel An chinois, les plus hautes autorités rendent visite
aux plus pauvres des ménages paysans. De la même manière,
le Document N°1 du Comité Central du PCC, qui affiche en début
d’année les priorités du gouvernement, est comme l’année
dernière consacré aux problèmes agricoles. Cette sollicitude
appuyée du gouvernement chinois envers un monde rural qui compte encore
60 pour cent de la population est-elle la marque d’une politique véritablement
favorable pour la paysannerie, ou le signe de ce que les problèmes paysans
n’ont toujours pas été résolus ? La croissance soutenue
de l’économie chinoise entraîne-t-elle avec elle le monde agricole
? Ou bien est-ce précisément la capacité d’auto-exploitation
de l’économie paysanne qui alimente les industries d’exportation
qui sont le moteur de la Chine ? Ce mode de croissance est-il soutenable à
terme ? L’Etat est-il capable de corriger les inégalités croissantes
? Ou bien une croissance équitable reste-t-elle une utopie ?
Toutes ces questions seront débattues à l’occasion de l’exposé
de Claude Aubert. Ensuite, Andrezj Kwiecinski donnera son point de vue et apportera
un complément d’information sur la question des échanges extérieurs
agricoles.
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