| Après un repli sensible à la fin des années quatre-vingt-dix, l’aide publique au développement (APD) a connu un renouveau marqué ces dernières années. Politique complexe au service d’objectifs multiples, l’APD demeure néanmoins mal comprise, trop souvent associée au gaspillage et à la corruption. La mesure de son efficacité butte à la fois sur le niveau pertinent de mesure et sur la multiplicité de ses mandats. À un moment où l’aide publique française est appelée à faire des choix majeurs, notamment en termes de ressources, cet article plaide pour que l’APD soit repensée autour de trois composantes complémentaires. Par-delà et en plus de son mandat fondamental de solidarité à travers la réduction de la pauvreté, l’aide française se verrait confier des objectifs d’influence et de contribution à la gestion de la mondialisation. Instrument privilégié de la France dans la mondialisation, l’APD retrouverait ainsi tout son sens politique en répondant aux attentes des Français. |
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