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Lamplification des mouvements cycliques dans les flux de capitaux mise
en évidence par la crise asiatique a souligné la difficulté à traiter du risque
au sein des systèmes financiers nationaux et internationaux. Un optimisme excessif,
la libéralisation des marchés et lanticipation de mesures de sauvetage par
les autorités en cas de difficulté ont conduit les banques nationales à un accroissement
exagéré du crédit. Ces dernières ont sous-évalué le risque, mal diversifié leurs
portefeuilles et sous-estimé les risques déchéance et de change. De leur
côté, les banques étrangères, en sengageant elles aussi dans cette zone
de manière excessive, ont accentué cette trop forte expansion du crédit bancaire
en Asie.
Ces erreurs mettent en évidence la nécessité dune réglementation prudentielle
plus efficace (sappliquant également aux principales banques internationales)
et de meilleures techniques de gestion du risque (incluant des tests de situations
extrêmes plus réalistes). Des liquidités mondiales substantielles, qui ont encouragé
un laxisme de prêt de la part des banques internationales, ont permis des emprunts
extérieurs massifs. Les marchés financiers internationaux ont réagi tardivement
aux signes avant-coureurs de la crise pour plusieurs raisons : i) le manque
dattention envers la solidité des systèmes financiers ; ii) lattitude
des agents privés qui sattendaient à ce que les gouvernements corrigent
les politiques avant quun défaut sur la dette ne survienne ; et iii)
lanticipation de plans de sauvetage publics en cas de problèmes. Les pays
asiatiques se sont trouvés particulièrement vulnérables du fait des faiblesses
de leur gestion financière : illiquidité, sous-développement des marchés
de capitaux (notamment absence de marchés dobligations) et diversification
insuffisante des actifs vers létranger. À cela sajoutent des politiques
monétaires insuffisamment crédibles.
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