Le présent article étudie
la dynamique et l'impact des deux campagnes menées par les syndicats aux
Pays-Bas pour la réduction du temps de travail (1983-86 et 1994-97). Il
examine l'effet de la réduction de la durée du travail sur la capacité
et la volonté des syndicats de maintenir une politique de modération
salariale, sur l'évolution de l'offre de travail (féminin), sur
l'essor du travail à temps partiel, sur la réorganisation du travail
et sur la diversité accrue des préférences en matière
de durée de travail. Il en ressort que l'impact direct en termes de redistribution
ou de croissance de l'emploi est minime et que les effets indirects sont nettement
plus importants.
Partant d'un bref résumé de la triste situation de l'économie
et du marché du travail aux Pays-Bas au début des années
quatre-vingt, cet article présente les grandes évolutions observées
depuis. Les deux campagnes menées sur le temps de travail, le rôle
des syndicats, des employeurs et des gouvernements, ainsi que la dynamique de
ces campagnes et leurs effets sur l'organisation du travail, les emplois et les
salaires sont abordés plus en détail. L'étude s'arrête
plus particulièrement sur l'importance prise par le travail à temps
partiel et sur la manière dont cette évolution a été
encouragée par le mouvement en faveur d'une diminution collective des durées
du travail hebdomadaires ou annuelles. L'article insiste en outre sur le fait
que ces mutations, conformes aux préférences des salariés,
ont été " intégrées " par les syndicats
et que l'aménagement souple et l'individualisation des temps de travail
ont de plus en plus de partisans. |
Résumé
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