| Après léchec
retentissant de Seattle, la Ministérielle de Doha (novembre 2001) a permis
de lancer un cycle de négociations commerciales susceptibles de faire avancer
un certain nombre de dossiers importants, tout en tentant dapporter des
réponses aux questions posées par la société civile
: traitement réservé aux pays en développement, notamment
les PMA, champ dapplication des droits de propriété intellectuelle,
prise en compte des exigences de développement durable, spécialisation
des institutions (et renvoi des normes sociales à lOIT)
Surtout,
cette Ministérielle a été loccasion dintégrer
la Chine à lOMC, après quoi rien ne sera plus comme
avant. Économie internationale proposera prochaine-ment un numéro
thématique sur ce dernier point, volontairement laissé de côté
ici. Le compte à rebours est maintenant enclenché, et les choses
devraient aller assez vite
même si les cycles précédents,
et en particulier celui dUruguay, justifient lemploi du condi-tionnel.
Les négociations sur les services et lagriculture avaient toutefois
démarré début 2000, conformément aux engagements pris
dans le cycle précédent. Lobjectif est de faire aboutir les
négociations au 1 er janvier 2005, mais des étapes intermédiaires
sont prévues, comme celle relative aux appellations géographiques
(vins et spiritueux) à finaliser à la 5 e Ministérielle (Cancun,
10-14 septembre 2003), réunion qui sera également loccasion
de faire un bilan de lavancement des négociations en cours. Cette
actualité a motivé la réalisation de ce numéro spécial
de la revue, visant à faire un point sur les travaux les plus récents
concernant les politiques commerciales, et sur les éclai-rages quils
apportent aux négociations en cours. |
Résumé
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