De Kyoto à La Haye : le choix d'instruments économiques
pour limiter les émissions de gaz à effet de serre
Nina Kousnetzoff
2001
La communauté internationale s'est déjà préoccupée d'éviter certains effets
irréversibles des activités humaines sur l'environnement, parfois avec succès, comme
dans le cas de la mise en oeuvre du Protocole de Montréal sur la protection de la couche
d'ozone. La question du changement climatique dû à l'accumulation de gaz à effet de
serre dans l'atmosphère va probablement demeurer quant à elle beaucoup plus
longtemps à l'agenda des grandes négociations internationales. Les enjeux économiques,
qui touchent directement tout le secteur de l'énergie, sont beaucoup plus vastes que dans
le cas de l'ozone ; les principes sur lesquels se basent les négociations sur
l'environnement global – principe de précaution, principe d'équité – seront cette fois
plus difficiles à faire reconnaître par les différents partenaires. Alors que le risque lui-même,
ses causes humaines ainsi que la gravité des conséquences éventuelles paraissent
se confirmer, l'importance des mesures à mettre en oeuvre et la diversité des intérêts en
présence expliquent la lenteur des progrès réalisés.