|
|
|
Services : nouveau champ de la mondialisation |
  |
| |
2007 |
| Longtemps, les services ont été considérés comme non échangeables,
car réclamant la proximité physique du prestataire et du
client. La distance géographique constituait une barrière naturelle
aux échanges. Les activités fondées sur cette distance – transports
de marchandises ou de personnes et voyages – composaient l’essentiel
des échanges internationaux de services. Le développement
de nouvelles techniques de communication, notamment
d’Internet, a réduit cette barrière naturelle pour de nombreuses
activités. Aujourd’hui, un architecte peut aussi bien et aussi rapidement
transmettre ses plans à une entreprise voisine qu’à une
autre située à des milliers de kilomètres. Les changements intervenus
dans la composition des échanges mondiaux de services
traduisent ces phénomènes. Mais, en dépit des progrès réalisés
dans les moyens d’« échanger » des services, il reste que la proximité physique du prestataire et du client demeure, dans certains
cas, utile, voire nécessaire. Aussi, les pressions en faveur de la
libéralisation qui ont abouti au sein de l’OMC à l’Accord général
sur le commerce de services (en anglais, GATS) ont conduit l’organisation
à adopter un concept large de la notion d’échanges,
étendue notamment à l’activité des filiales à l’étranger. Après
avoir rappelé les principales caractéristiques des échanges stricto
sensu, nous verrons comment les difficultés de recensement des
échanges au sens large et d’estimation de l’impact de leur libéralisation
font obstacle à l’avancée des négociations. |
Texte intégral
 |
|
|
La Découverte
Collection Repères
9 bis, rue Abel Hovelacque,
75013 Paris
Tél : 01 44 08 84 00
Fax 01 44 08 84 19
|
|