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N° 133 |
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| Mars 1995 |
| Ni change fixe,
ni change flexible |
| Agnès Bénassy-Quéré |
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| La crise mexicaine pose des questions
sur la politique de change adéquate pour un pays émergent
en phase de stabilisation : faut-il préférer un ancrage nominal
externe par le taux de change, ou la flexibilité ? Depuis les
années soixante-dix, cette dernière a, apparemment, gagné
du terrain, puisque la moitié, environ, des pays du monde déclare
adhérer à un régime de changes flexibles. Mais, si
l'on examine les gestions monétaires de fait, une toute autre conclusion
se dégage : le flottement libre n'a cessé de reculer au profit
du rattachement à l'une des deux grandes références
monétaires, le dollar et le mark. Le choix de la monnaie de rattachement
est, en général, fonction de l'intensité des relations
commerciales avec la zone correspondante, même si l'on note quelques
exceptions frappantes. Au total le régionalisme monétaire
a fortement progressé depuis quinze ans : 45% des importations
des Etats-Unis proviennent de la zone dollar, 71% de celles des pays de
la Communauté sont originaires de la zone monétaire européenne. |
Résumé |
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