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N° 163 |
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| Décembre 1997 |
| Japon : les limites
d'une gestion macro-économique de la crise financière |
| Stéphanie Guichard |
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| Au début des années quatre-vingt-dix,
la croissance a marqué le pas au Japon comme dans tous les pays industrialisés.
Mais le Japon est sans doute le pays où la reprise a été la plus longue
à venir et où les risques de rechute sont les plus importants. La politique
macro-économique très active, d'inspiration keynésienne, menée pendant cinq
ans, s'est avérée incapable de relancer durablement la croissance ; la baisse
récente du yen ne suffit pas à compenser les effets de son appréciation
passée ; la crise bancaire et financière n'a pas été résolue, faute d'une
véritable action micro-économique ; enfin la tourmente récente sur les marchés
financiers de la région renforce encore les risques d'enchaînement déflationniste
et fait du Japon un canal important de diffusion de la crise asiatique aux
autres pays industrialisés. Cette situation appelle une réponse énergique
des autorités japonaises, qui aille au-delà de la simple gestion macro-économique.
La communauté internationale, qui s'est longtemps satisfaite de la force
du yen et de l'effort de relance japonais, qui soutenaient la croissance
mondiale, devrait être attentive au risque, que fait peser sur le système
monétaire international, lenlisement du Japon. |
Résumé |
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