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N° 227 |
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| Octobre 2003 |
| Le yuan doit-il être
réévalué ? |
Agnès Bénassy-Quéré
Amina
Lahrèche-Revil Françoise Lemoine |
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| La politique de change chinoise
est fréquemment invoquée pour expliquer le creusement du déficit
commercial américain. Pourtant, si les prix (et donc le taux de change)
jouent un rôle dans la compétitivité chinoise, les effets
à attendre d'une éventuelle hausse du yuan ne doivent pas être
surestimés. D'abord, parce que la compétitivité de la Chine
s'explique surtout par des facteurs structurels. Ensuite, parce que la part de
la Chine dans les échanges américains reste relativement faible.
Cependant, une appréciation du yuan pourrait être suivie d'une appréciation
de l'ensemble des monnaies asiatiques ; l'effet sur le solde américain
en serait évidemment accru. Actuellement, la prudence des autorités
monétaires chinoises peut sexpliquer par la crainte de voir une appréciation
détériorer l'allocation des ressources et fragiliser le tissu productif
local. Alors que les firmes multinationales bénéficient en Chine
de coûts salariaux unitaires très bas, les firmes locales, dont la
productivité est beaucoup plus faible, pourraient en effet être handicapées
par la hausse du yuan. |
Résumé |
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| Trade
Linkages and Exchange Rates in Asia: The Role of China, Document de travail
n° 03-21, décembre 2003 |
Document de travail de référence |
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