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©CEPII 2001
    N° 239
Novembre 2004
Circonstances exceptionnelles
Agnès Bénassy-Quéré
Alexis Penot
Les rédacteurs du Pacte de stabilité ont prévu qu'il pouvait exister des "circonstances exceptionnelles" autorisant les pays membres à dépasser la limite de 3% du PIB fixée au déficit public. Mais la définition qu'ils en ont donné s'est révélée très restrictive : aucun des pays qui se sont trouvés en situation de déficit excessif alors qu'ils connaissaient une conjoncture difficile n'a pu s'en prévaloir. La clause apparaît donc virtuelle et la Commission européenne a proposé de l'aménager. Quelle nouvelle définition des circonstances exceptionnelles pourrait être adoptée ? Faut-il, comme actuellement, retenir un seuil de croissance (à quel niveau le fixer ?) ou faut-il retenir un "seuil d'exceptionnalité" ? Faut-il définir une norme absolue pour tous les États membres ou une norme mieux adaptée aux différences de croissance tendancielle des divers pays ? Ces différentes voies sont explorées ici : elles auraient conduit à invoquer les circonstances exceptionnelles dans 20% à 50% des cas de déficit excessif sur 1997-2003. Résumé
   
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