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N° 241 |
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| Janvier 2005 |
| La dette
argentine et le déclin du FMI |
| Jérôme Sgard |
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| Plus de trois ans après
le défaut sur sa dette, l'État argentin propose un échange
de titres qui se solderait pour les investisseurs par une perte d'environ 70%
de leur mise. Quelle que soit l'issue de l'opération, l'affaire argentine
illustre d'ores et déjà la fragilité de l'approche contractuelle
du traitement des défauts. Face à la difficulté de coordination
des investisseurs privés, les autorités argentines ont pu refuser
toute négociation constructive et de bonne foi. Les moyens de résister
à une telle stratégie non coopérative sont en effet limités
: la menace de poursuite judiciaire a été surestimée et aucun
arbitre ou censeur institutionnel n'a émergé, pouvant suppléer
le FMI. L'absence d'interaction entre la procédure privée de renégociation
des dettes et les instruments multilatéraux de gestion des crises financières
réduit ainsi considérablement les moyens d'action du Fonds. Elle
confirme sa marginalisation sur un enjeu central d' "architecture internationale".
Au total, si l'approche contractuelle peut atteindre son objectif en cas de "petits"
défauts, plusieurs accidents du type argentin pourraient aboutir à
une situation d'impasse, appelant le retour à des méthodes plus
institutionnalisées et plus politiques. |
Résumé |
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