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N° 271
Octobre 2007 |
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Le club très select des firmes exportatrices
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Matthieu Crozet Thierry Mayer |
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| La mondialisation est partout. Du moins, c’est l’impression qu’elle donne : de plus en plus de pays s’ouvrent aux échanges internationaux et de
moins en moins de secteurs semblent protégés de la concurrence internationale. Cette impression correspond bien aux analyses traditionnelles,
qui considèrent que les échanges commerciaux sont affaire de spécialisation intersectorielle et qui se focalisent essentiellement sur les barrières
telles que les droits de douane ou les coûts de transport. Mais l’accès à des données fines, au niveau de chaque entreprise exportatrice, fait
apparaître un paysage sensiblement différent et permet de dresser un constat plus précis et nuancé de la mondialisation. L’analyse des bases de
données des douanes et de l’INSEE montre que la proportion des firmes françaises qui ont directement une activité d’exportation est étonnamment
faible, et que ces entreprises se distinguent nettement des autres : elles sont plus grandes, plus productives et versent des salaires plus élevés à leurs
employés. Un éclairage sur ces "stars" qui font la mondialisation est nécessaire pour comprendre l’ampleur réelle de l’internationalisation des
marchés et mieux identifier les barrières qui entravent effectivement les capacités d’exportation d’un pays comme la France. |
Résumé |
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