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En 2010 le Groupe d’analyses de la mondialisation a poursuivi ses travaux sur la même séquence, en organisant quatre « Rendez-vous », un par trimestre. Ces Rendez-vous ont réuni un public de plus en plus large, encore en progression par rapport à 2009. La moyenne s’est en effet établie à 125 personnes par séance (pour 95 en 2009). Le souhait émis début 2010, à l’issue d’une enquête de satisfaction demandée par le Comité de pilotage d’une stabilisation autour de 130 personnes a donc été atteint et l’aurait été d’autant plus si les salles de réunion du Centre d’analyse stratégique n’avaient pas été mobilisées au dernier moment par le Conseil d’Orientation des Retraites pour un évènement le 14 avril 2010.
Le 18ème Rendez-vous (14 avril 2010), a été le seul à s’être tenu dans les salles de réunions du Centre d’analyse stratégique. Les trois autres séances ont bénéficié successivement d’une collaboration avec la Cité des Sciences et de l’Industrie (Paris 19ème), avec le ministère des Affaires étrangères et européennes (Paris 15ème –nouveau Centre de conférences interministériel rue de la Convention) et du CERI (Paris 6ème). L’objectif fixé en 2010 d’une tenue des Rendez-vous hors les murs du Centre d’analyse progressive (2 fois pour 2010) a donc été dépassé.
L’année 2010 est restée bien sûr marquée par la crise, même si une réflexion a débuté sur les modalités les plus efficientes en vue d’une sortie de crise. La brutale remise en cause de la pérennité de la zone euro, après dix ans d’existence, les doutes sur les fondements d’une solidarité intracommunautaire ont cependant bousculé les agendas politiques en général, et celui du Groupe d’analyses de la mondialisation en particulier. Il a donc été décidé, d’un commun accord, d’avancer la tenue du Rendez-vous de la Mondialisation consacré aux dettes souveraines, initialement prévue pour fin octobre 2010.
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L’actualité immédiate est venue à d’autres reprises renforcer l’intérêt des débats initiés par le Groupe d’analyses de la Mondialisation et donné une autre dimension aux échanges avec les participants dans la salle. Le drame vécu par Haïti en début d’année 2010 a ainsi jeté une lumière plus crue sur les conséquences de la mondialisation en matière de santé. La demande de plus en plus forte d’une gouvernance mondiale a renforcé le besoin d’une analyse sur le devenir des organisations internationales à l’aune d’une mondialisation qu’elles avaient pourtant vocation à encadrer. En réponse aux propos remarqués de la Chancelière Angela Merkel d’octobre 2010 sur l’échec, en Allemagne, du multiculturalisme, certains observateurs ont jugé que la France était justement en mesure d’échapper à ce type de questionnements parce qu’elle avait résolument opté pour un modèle indifférent, par principe, aux origines et prônant l’intégration. A la lumière d’autres visions et expérimentations, il s’est alors agi de se demander si une société pleinement ouverte à la diversité des cultures avait, en ces temps plus troublés, vraiment plus de chances d’advenir qu’une société sans classes.
Les analyses présentées ont fait l’objet de documents de synthèse
dans Les
Dossiers de la mondialisation 2010 (n°17 à 20).
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