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Présentation
du Groupe d’analyses de la mondialisation
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Si elle atteint une intensité inégalée,
la phase de mondialisation dans laquelle nous sommes engagés
n’est pas la première dans l’histoire.
Sans remonter à l’Antiquité ni à
la Renaissance, des travaux d’historiens ont bien décrit
la « première mondialisation
» de la fin du XIXe siècle.
Toutefois, depuis la Deuxième Guerre mondiale et plus
encore depuis la révolution technologique engagée
au milieu des années 1980, les mouvements des hommes,
des activités et des savoirs n’ont pas cessé
de s’amplifier. Aujourd’hui, le nombre d'individus,
de familles, de capitaux, de biens et de services qui circulent
entre les pays et les continents, tissant un entrelacs d'échanges
permanents, n’a jamais été aussi important,
au point que la mobilité est devenue le trait caractéristique
de notre époque. Qu'ils soient proches ou lointains,
libres ou contraints, temporaires ou définitifs, ces
déplacements sont au cœur des dynamiques de nos
sociétés et en modifient en profondeur les équilibres.
En retard sur les faits, le débat
public français sur la mondialisation ne s’est
imposé que depuis une dizaine d’années.
Les arguments avancés par ses détracteurs comme
par ses partisans ne sont cependant pas toujours étayés
par des analyses rigoureuses. |
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Trop souvent la mondialisation n’est
abordée qu’à travers un prisme partisan
ou idéologique, qui fait l’impasse sur l’analyse
fine des mécanismes à l’œuvre.
Partant de ce constat, le Centre d’analyse stratégique
a décidé, conjointement avec le Centre d’études
prospectives et d’informations internationales (CEPII),
en mars 2006, de monter un Groupe d’analyses
de la mondialisation, auquel s'associe, à partir d'octobre 2008, le Centre d'Etudes et de Recherches Internationales (CERI). Il se donne pour mission de nourrir
le débat public et d’éclairer la décision
politique en prenant en compte le phénomène
dans toutes ses dimensions.
Le Groupe d’analyses de la mondialisation est structuré
autour d’un comité de pilotage et d’un
secrétariat permanent. Le comité
de pilotage est présidé par une personnalité
du monde de l’entreprise. A Françoise Gri, présidente de Manpower France, a succédé fin 2008, Lionel Zinsou,
associé et membre du comité exécutif du fonds d'investissement PAI. Composé d’une
vingtaine de personnes, il associe des membres d’organismes
placés auprès du Premier ministre, des représentants
de ministères et organismes publics, ainsi que des
experts des différentes disciplines et des personnalités
qualifiées.
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