Intégration économique des immigrés extra-européens : des difficultés qui s’atténuent avec le temps
Au sein des dix principaux pays d’accueil de l’Union européenne (UE), les immigrés extra-européens (nés hors de l’UE) rencontrent des difficultés d’intégration économique notables. À caractéristiques socio-économiques comparables, leur taux d’emploi est en moyenne inférieur de 11 points de pourcentage à celui des natifs.
Par Anthony Edo, Jérôme Valette
Cet écart est nettement plus faible pour les immigrés européens (nés dans l’UE), pour lesquels il n’est que d’environ 2 points de pourcentage.
L’écart de taux d’emploi entre immigrés européens et natifs varie peu selon la durée de résidence des immigrés. En revanche, celui des immigrés extra-européens est plus marqué dans les premières années, puis diminue avec le temps : supérieur à 25 points de pourcentage pour moins de cinq ans de résidence, il tombe à environ 10 points après dix ans et se stabilise autour de 5 points au-delà de vingt ans.
Plusieurs dispositifs peuvent accélérer cette convergence : aides à la recherche d’emploi, reconnaissance des diplômes, formation professionnelle et linguistique ou encore politiques favorisant la reconnaissance institutionnelle et la stabilisation du statut des immigrés (naturalisation, accélération des procédures d’asile, régularisation des personnes en situation irrégulière).
Pour aller plus loin, lire Naturalisation, asile, régularisation : des leviers en faveur de l’intégration économique des immigrés et Entre immigration et marché du travail, des liens plus complexes qu’il n’y paraît.
L’écart de taux d’emploi entre immigrés européens et natifs varie peu selon la durée de résidence des immigrés. En revanche, celui des immigrés extra-européens est plus marqué dans les premières années, puis diminue avec le temps : supérieur à 25 points de pourcentage pour moins de cinq ans de résidence, il tombe à environ 10 points après dix ans et se stabilise autour de 5 points au-delà de vingt ans.
Plusieurs dispositifs peuvent accélérer cette convergence : aides à la recherche d’emploi, reconnaissance des diplômes, formation professionnelle et linguistique ou encore politiques favorisant la reconnaissance institutionnelle et la stabilisation du statut des immigrés (naturalisation, accélération des procédures d’asile, régularisation des personnes en situation irrégulière).
Pour aller plus loin, lire Naturalisation, asile, régularisation : des leviers en faveur de l’intégration économique des immigrés et Entre immigration et marché du travail, des liens plus complexes qu’il n’y paraît.


